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Lexique des définitions

A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z

ADEME : Agence De l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie, établissement public français créé en 1992, placé sous la tutelle conjointe des Ministères de l’Ecologie, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, qui participe à la mise en œuvre des politiques publiques en matière d'énergie et de protection de l'environnement et a pour mission de réaliser des opérations de maîtrise et promotion des énergies renouvelables, prévention de la pollution de l'air, optimisation de la gestion des déchets, management environnemental, écoconception, traitement des sols pollués, etc.


ADEME PACA : Établissement public placé sous la tutelle conjointe du ministère en charge de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’ADEME participe à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines suivants : efficacité énergétique et énergies renouvelables, préservation des sols, des ressources et des matières premières, gestion des déchets, qualité de l'air, lutte contre le bruit.


Agence de l’eau RMC (Rhône-Méditerranée & Corse) : Etablissement public de l’Etat, sous la tutelle des Ministères en charge de l’Ecologie et des Finances. L’agence a pour missions de contribuer à améliorer la gestion de l’eau, de lutter contre sa pollution et de protéger les milieux aquatiques. Son siège est basé à Lyon.


Agences de L’Eau : Créée par la loi sur l’eau de 1964, l’Agence de l’eau est un établissement public de l’Etat, sous la tutelle du Ministère en charge du développement durable. La gestion des eaux en France est organisée autour de 12 bassins hydrographiques, délimités de manière naturelle par les lignes de partage des eaux. Il existe 6 agences de l’eau en France métropolitaine.


ARMINES : Créée en 1967 à l'initiative de l’École des Mines de Paris, ARMINES est une association de recherche contractuelle, partenaire de grandes Écoles d'Ingénieurs. Elle intervient dans le cadre de la loi du 18 avril 2006 qui permet à des établissements publics d’enseignement supérieur ou de recherche de confier leurs activités de recherche contractuelle à des structures de droit privé.

  

Adsorption : phénomène de surface par lequel des atomes ou des molécules se fixent sur la surface solide d’un substrat selon divers processus. Certains minéraux, sont d’excellents adsorbants grâce à leurs très grandes surfaces spécifiques (ex. oxyde de fer).


Agrégats : Assemblages cohérents de particules fines entre elles et/ou adhésion de particules fines sur des éléments de taille plus importante pour constituer des éléments plus gros ; les matières organiques constituent souvent le liant de ces structures (Source : Dupont J.P., 2001).


Analyse multicritères : Elle a été inventée dans le but d’apporter une aide à la décision pour des problèmes complexes. Il s’agit d’utiliser un modèle mathématique adapté aux décisions à prendre en décrivant la réalité de façon pertinente. Pour modéliser le problème de décision, on définit des actions à suivre qui seront jugées par des critères. Ces critères peuvent avoir des importances différentes et seront tous pris en compte pour l’établissement de la décision.


Apatite : Minéral constitué de phosphate de calcium chlorofluoré. Selon la prépondérance de F, Cl ou OH dans la structure cristalline des apatites, elles sont connues comme étant des fluorapatites, chloroapatites ou hydroxyapatites.


Argiles : En géotechnique, où l’on s’intéresse avant tout au comportement mécanique des sols, on désigne par argile les matériaux de granulométrie inférieure à 4 μm.


Artefact : Structure ou phénomène d'origine artificielle ou accidentelle qui altère une expérience ou un examen portant sur un phénomène naturel (www.larousse.fr).


Autoclavage : Technique de stérilisation utilisant la vapeur d’eau saturée sous pression ou l’eau surchauffée. La chaleur associée à l’humidité provoque la destruction des germes.


AVS « Acid Volatile Sulphides » : Sulfures inorganiques solides. Les AVS désignent les formes mal cristallisées et instables des sulfures de certains métaux.


  

Bactérie : Micro-organisme ubiquiste, unicellulaire et sans noyau dont le génome est constitué d’ADN. L’activité bactérienne joue un rôle clé dans le cycle des ETM.


Bactéries sulfato-réductrices : Bactéries anaérobies qui utilisent les sulfates en remplacement de l’oxygène pour la respiration cellulaire. Au cours du métabolisme les sulfates sont réduits en sulfures.


Biodégradable : Molécule qui peut être décomposée par des organismes biologiques (ex. bactéries) dans un environnement favorable (conditions de température, d’oxygène, de pH, etc.).


Biodisponibilité : Fraction d'une substance ayant la possibilité d'être absorbée afin d'être utilisée par le métabolisme d'un être vivant. Cette fraction biodisponible varie considérablement suivant l’organisme considéré, mais aussi suivant la forme chimique des polluants.


Bioluminescence : Production et émission de lumière par un organisme vivant résultant d’une réaction chimique au cours de laquelle l’énergie chimique est convertie en énergie lumineuse.


Bioremédiation : Procédé qui consiste, à activer les micro-organismes naturellement présents dans le milieu (sol/sédiment/etc.) par apport de nutriments et/ou par ajustement des conditions de milieu, ou à inoculer des micro-organismes spécifiques,  afin de dégrader les composés organiques (ie. biodégradation). La création d’andains et les opérations de retournement (aération) favorisent ce processus.


BSD (Bordereau de suivi de déchets) : Document permettant d'assurer la traçabilité de certains déchets et de constituer une preuve de leur élimination. Le BSD doit obligatoirement être rempli par tous les intermédiaires et doit comporter des indications sur la provenance des déchets, leurs caractéristiques, les modalités de collecte, de transport et d'entreposage, l'identité des entreprises concernées et la destination des déchets. Le bordereau accompagne les déchets jusqu'à l'installation destinataire qui peut être un centre d'élimination, un centre de regroupement ou un centre de prétraitements. Les déchets faisant l'objet de l'émission d'un bordereau de suivi sont les déchets dangereux signalés par un astérisque dans la nomenclature déchets et les déchets radioactifs destinés à être traités dans des ICPE. (Source : www.dictionnaire-environnement.com)


Biotransformation : Ensemble des mécanismes métaboliques par lesquels un polluant est chimiquement modifié et généralement dégradé par un organisme.


Transformations biogéochimiques : Processus de transport et de transformation d’un élément ou composé chimique entre les différents compartiments du milieu (minéral, organique et bactérien).


BTEX : Groupe de polluants comprenant le : Benzène, Toluène, Ethyl-benzène et Xylènes.

Calcination : Procédé d’élimination de la matière organique et des matières volatiles contenues dans le sédiment par chauffage à haute température (jusqu'à 1050°C). La matière organique s’oxyde et s’échappe sous forme gazeuse (CO2). La calcination peut également permettre de développer des effets liants en augmentant la vertu pouzzolanique.


Capacité d’échange cationique : Aptitude d'un matériau (ex. sédiment) à retenir des cations (ex. potassium, magnésium, calcium, etc.) sous forme échangeable.


Cation : Atome (ou molécule) ayant perdu un ou plusieurs électrons, la charge globale de l'édifice chimique considéré est alors positive. A l’inverse, un anion a gagné un ou plusieurs électrons, il contient alors plus d’électrons que de protons et est donc chargé négativement.


Cancérigène : Facteur provoquant, aggravant ou sensibilisant l'apparition d'un cancer (produit chimique simple ou complexe).


Certificat d'Acceptation Préalable (CAP) : Un déchet dangereux ne peut être admis dans une installation de stockage et/ou de traitement qu’une fois le CAP délivré par l’exploitant. Pour obtenir le CAP, il faut en premier lieu échantillonner le déchet de façon représentative et entreprendre des analyses pour connaître ses caractéristiques et de ce fait, identifier la filière d'élimination la plus adaptée. Lorsque ce déchet est accepté par un exploitant, un numéro de certificat d'acceptation préalable (CAP) qui est valable un an sera délivré et un devis identifiant : son producteur, sa nature, son conditionnement et son coût de traitement est établi. (Source : www.juristes-environnement.com)


Chlorures : Les sédiments marins ont une teneur en chlorures liée à celle de l'eau de mer. Les chlorures sont souvent toxiques pour les organismes d'eau douce ou terrestres, pour autant, les sels à l'origine de la salinité de l'eau de mer ne sont pas considérés comme des substances dangereuses par la réglementation, ce qui fait que les sédiments ne doivent pas être considérés comme "contenant des substances dangereuses" au seul titre de leur salinité. Les sédiments seront traités à terre comme des déchets et ne pourront vraisemblablement pas bénéficier d'un régime réglementaire particulier.


Clapage : Opération qui consiste à déverser en mer des substances (généralement, déchets ou produits de dragage), en principe à l'aide d'un navire dont la cale peut s'ouvrir par le fond. Par extension, le clapage désigne toute opération de rejet en mer de boues ou de solides (par exemple, par refoulement à l'aide de pompes).


CLP : (Classification, Labelling, Packaging) ou règlement n° 1272/2008 : Instrument réglementaire permettant de faire appliquer les recommandations du SGH (Système Global Harmonisé de classification et d’étiquetage) au sein de l’Union Européenne. Il définit les obligations concernant la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances et des mélanges. (Source :www.developpement-durable.gouv.fr)


CMR : Composés Cancérigènes, Mutagènes et Reprotoxiques. La classification CMR de l'Union Européenne distingue trois catégories :

  

  1. CMR confirmé pour l'homme par des données épidémiologiques

  2. Substances pour lesquelles il existe une forte présomption d’augmentation de la fréquence des effets CMR

  3. Substances préoccupantes pour l'homme en raison d'effets CMR possibles mais informations disponibles insuffisantes.


COD : Carbone Organique Dissous : Carbone lié aux molécules organiques telles que les glucides, les acides organiques plus ou moins complexes ou les polluants organiques. Le COD peut s’associer aux polluants métalliques et influencer leur toxicité.


Coefficient de distribution ou coefficient de partage (noté Kd) : Rapport des concentrations d’une espèce chimique entre deux phases (ie. liquide et particulaire).


Colonne à tamis : Empilement de tamis de différents diamètres du plus large au plus fin. La colonne à tamis peut être utilisée mécaniquement ou manuellement. 


Combustibles Solides de Récupération (CSR) : Combustibles de substitution dérivés des déchets industriels banals (DIB) utilisés pour leur haut pouvoir calorifique à des fins de valorisation énergétique en substitution des combustibles fossiles classiques. Composés de bois, de plastiques sans chlore, de papiers, de cartons et bois : les CSR sont triés, broyés et affinés dans des installations dédiées. (Source : www.sita.fr)


Complexe : Edifice polyatomique constitué d’un ou de plusieurs ions entouré de plusieurs molécules. Par ex : les complexes thioarséniés désignent l’association de l’arsenic avec les molécules de soufre.


Complexation de surface : Formation de complexes de surface résultant de l’interaction d’un ion avec les groupements fonctionnels spécifiques de surface.


Composés Organiques Volatils (COV) : Substances qui peuvent être d'origine biogénique (origine naturelle) ou anthropogénique (origine humaine). Ils sont toujours composés de l'élément carbone et d'autres éléMents tels que l'hydrogène, les halogènes, l'oxygène, le soufre, etc. Leur volatilité leur confère l'aptitude de se propager plus ou moins loin de leur lieu d'émission, entraînant ainsi des impacts directs et indirects sur les écosystèmes.


Compostage : Processus biologique de conversion et de valorisation des matières organiques en un produit stabilisé, le compost. Ce procédé est applicable aux boues et donc aux sédiments (riches en azote) par ajout de coproduits riches en carbone (déchets verts, etc.). Le compostage est une opération qui consiste à dégrader sous l’action de diverses bactéries, des déchets organiques en présence de l'oxygène de l'air.


Conductimétrie : Méthode d'analyse basée sur la propriété conductrice des solutions ioniques. Mesure la conductivité de la solution, qui est elle-même proportionnelle à la teneur en ions présents. Cette mesure permet donc d'estimer la concentration totale en ions dans la solution.


Carbone Organique Total (COT) Carbone contenu dans la matière organique (résidu de matière vivante animale ou végétale). Le carbone peut aussi être d’origine anthropique (hydrocarbures, HAP, huiles, etc.). Le COTse distingue du carbone inorganique : CO2, Carbonates (calcaires), bicarbonates.


Crible Mécanique : Les sédiments dragués sont refoulés à travers une série de tamis afin de trier les particules selon leurs dimensions. Le dispositif est généralement installé en début de chaine pour éviter l’intrusion d’éléments grossiers (macro déchets).





  

D50 : Diamètre médian des particules pour lequel 50% de l’échantillon a une taille inférieure et 50% a une taille supérieure.


Décantation : Opération consistant, pour un liquide turbide (eau), à laisser se déposer sur le fond les matières en suspension qu'il contient. (Source : Guide Traitements)


Décharges : Il en existe 3 types :


  

  1. ISDI : Installation de Stockage de Déchets Inertes

  2. ISDD : Installation de Stockage de Déchets Dangereux

  3. ISDnD : Installation de Stockage de Déchets non Dangereux


Déchets : Tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien abandonné ou que son détenteur destine à l'abandon.


Déchet dangereux : Tout déchet figurant en France identifié tel qu'à l'article 5 du le décret n°2002-540 du 18 avril 2002 relatif à la classification des déchets. Les déchets dangereux sont les déchets issus de l’activité industrielle qui représentent un risque pour la santé ou l’environnement et qui nécessitent un traitement adapté.


DMA - Déchets Ménagers et Assimilés (ou déchets municipaux) : Déchets ménagers ainsi que déchets provenant des activités commerciales, industrielles et des administrations, qui, par leur nature et leur composition sont analogues aux déchets ménagers. (Source : ADEME)


Dénitrification : Processus bactérien de respiration alternatif. Ce phénomène biologique s’opère généralement sous l’action de bactéries spécifiques, satisfaisant leur besoin en oxygène en condition anoxique, par une désoxygénation des ions nitrates.


Déshydratation mécanique : Opération qui permet de réduire la teneur en eau pour en diminuer le volume et augmenter le pouvoir calorifique. L’action consiste à augmenter la siccité pour obtenir une meilleure qualité du produit boues (pâteuses ou solides). Ce traitement souvent utilisé pour les boues, consiste en une filtration et une centrifugation ou un séchage. Plusieurs types de filtres sont utilisés : filtre continu sous vide, filtre presse, filtre à bandes.


Désorption thermique (traitement d’un sol) : Méthode de décontamination des terres polluées qui consiste à les chauffer entre 400 et 600°C afin que les polluants se volatilisent, les gaz émis étant dépoussiérés et épurés par un filtre à manches. La désorption thermique décontamine presque intégralement les terres : elle est bien adaptée aux hydrocarbures lourds (fioul lourd, goudrons, HAP) et légers (solvants : benzène, toluène, xylène). Les terres traitées sont facilement valorisables comme matériaux de remblais. (Source : www.veolia.com)


Dilution : Phénomène par lequel un fluide se disperse dans un autre fluide de volume plus important. La solution finale est donc de concentration inférieure à celle de départ.


Dissolution ou solvatation : Passage en solution d’un composé sous l’action d’un solvant. Ex. : La dissolution de la calcite (CaCO3) sous l’effet d’un acide libère du calcium (Ca2+) et des ions carbonates (CO32-) dans l’eau et également les éléments qui y étaient adsorbés ou précipités.


Dragage par Injection d’Eau : Consiste à injecter de grandes quantités d’eau sous faible pression dans les sédiments de fond in situ. Ces jets d’eau diminuent la cohésion entre les particules de sédiments créant un mélange turbulent eau-sédiment. Ce mélange a une densité plus élevée que l’eau environnante et agit comme un fluide dont la viscosité est extrêmement faible (Raalte et Bray, 1999). Le mélange est soit transporté le long de l’interface eau-sédiment comme une densité de flux sous l’influence de la gravité ou soit il est transporté par les courants naturels. (Source : ONEMA)











  

Ecotoxicologie : Science qui étudie l'impact des substances toxiques et leurs devenirs sur les écosystèmes. L'écotoxicologie s’intéresse donc aux transferts des contaminants dans les biotopes et les biocénoses, et aux transformations et effets qu'ils provoquent sur les organismes vivants et sur les processus écologiques fondamentaux.


Effet cocktail : Effets sur la santé de plusieurs substances chimiques auxquelles l’homme peut être simultanément exposé. Cette définition suggère que des molécules prises séparément peuvent voir leur toxicité augmenter lorsqu’elles sont combinées. Environ 30000 substances chimiques sont utilisées en Europe pour tous les usages industriels en se référant aux demandes d’enregistrement et d’évaluation du règlement européen.


Effet pouzzolanique : Aptitude d'un produit à former, par mélange avec de la chaux à la température ordinaire, des composés ayant des propriétés hydrauliques.


Eléments Traces Métalliques (ETM) : métaux ou métalloïdes dont la concentration est inférieure à 1g.kg-1 de matière sèche dans la croûte terrestre (i.e. 0.1%) ou inférieure à 0.1g.kg-1 de matière sèche chez les organismes vivants (Bourrelier et Berthelin, 1998). Les ETM ne sont pas biodégradables et peuvent se répandre dans tous les compartiments environnementaux. Certains de ces métaux sont des oligo-éléments, qui à faibles doses sont essentiels au développement des organismes (ex : Cu, Zn, Fe, Mn, Se, etc.), mais qui, suite à l’augmentation de leurs concentrations, associée à leurs capacités d’accumulation, induisent des risques de toxicité. D’autres en revanche, sont toxiques à de très faibles doses et n’ont pas de fonctions biologiques essentielles (ex : Cd, Hg, Pb).


Eluat : Solution obtenue après lixiviation d'un solvant (ex. eau de pluie, acide, etc.) sur une matrice solide (ex. sédiment). Les sédiments contiennent diverses molécules chimiques (sous formes adsorbées, absorbées ou précipitées), qui peuvent, lorsque les conditions physico-chimiques et/ou biologiques changent (lors d'un dragage par exemple) et au contact d'un solvant, migrer vers le milieu environnant et provoquer des nuisances écologiques.


Embryotoxicité : Capacité que possède une substance de nuire à l’embryon.


Epaississeur : Procédé utilisé en station d’épuration qui permet de séparer de la phase liquide, les particules solides en suspension par décantation. Les sédiments tombent au fond et l’eau est récupérée.


Essai au bleu de méthylène (aussi appelé Essai à la Tache) : Essai utilisé en géotechnique pour déterminer l’activité et la quantité de la fraction argileuse d’un sol. Il utilise la propriété d'adsorption du bleu de méthylène par la fraction argileuse, principalement celle de type montmorillonite (argiles gonflantes). Il est décrit dans la norme NF P 94-068. La valeur du bleu de méthylène « VBS » est définie par le volume nécessaire de bleu pour que le test de la tache soit positif.


Extractions séquentielles : Extractions basées sur l’utilisation de différents réactifs chimiques permettant de lessiver spécifiquement les phases minérales ou organiques du sédiment. Elles permettent d’identifier sur quelles phases porteuses sont présents les contaminants.



 





  

Filière STEP : Filière de traitement des eaux (eaux de ressuyage, eaux utilisées pour les prétraitements et traitements des sédiments, eaux de nettoyage des engins et eaux de ruissellement) qui permet de réduire les différents contaminants de l’eau jusqu’aux normes de rejets classiques.


Fines : Particules de sédiment inférieures à 63μm. Cette fraction est la plus problématique car elle est la plus polluée en raison de sa grande surface spécifique d’adsorption qui peut fixer facilement les contaminants.


Floculant : Polymère synthétique utilisé en épuration pour aider la décantation de particules fines en suspension (argiles, limons, colloïdes). Le floculant va faire s’agréger les particules fines en flocons plus gros. Les agrégats deviennent de plus en plus lourds et sédimentent alors plus facilement pour pouvoir être récupérés.


Fraction fine : De granulométrie inférieure à 63 μm.


Elle se subdivise en :


- des limons grossiers dont la taille est comprise entre 63 μm et 20 μm,

- des limons fins dont la taille est comprise entre 20 μm et 4 μm,

- des argiles de granulométrie inférieure à 4 μm.


Fraction grossière : De granulométrie supérieure à 63 μm.


Elle se subdivise en :


- une fraction dont la taille est supérieure à 2 mm, constituée de débris végétaux ou d’agrégats de particules ;

- des sables grossiers dont la taille est comprise entre 2 mm et 200 μm ;

- des sables fins dont la taille est comprise entre 200 μm et 63 μm.




 




  

Gène : unité de base de l'information biologique qui détient l’information nécessaire à la fabrication d’une protéine particulière intervenant dans l’élaboration d’un caractère de l’individu.


Par exemple, le gène ADNr 16S est un des gènes les mieux conservés parmi les organismes procaryotes.


Cet élément est reconnu par la communauté scientifique pour être une base de comparaison efficace et fiable pour pouvoir à la fois comparer et différencier les bactéries entre elles.


Granulats : Matériaux d’origine minérale se présentant sous la forme de grains de taille inférieure à 125 mm. Ils peuvent provenir de roches meubles, massives, de minerais ou de leur transformation thermique, ou bien encore de sous-produits de l’industrie. (Source : Norme NPF 18-101)

  

Hématite : Espèce minérale très courante présentant de nombreuses formes cristallines à base d’oxyde fer (III) et de formule Fe2O3.


Herbiers de posidonies : Plantes aquatiques de la famille des Posido-niaceae. Les fibres des feuilles de posidonies, difficilement dégradables, sont rassemblées par les mouvements de la mer en boule feutrées, appelées aegagropiles, souvent rejetées sur les plages de Méditerranée. Les herbiers de posidonies sont essentiels pour l’écologie de la méditerranée, ils fournissent en effet un abri et de la nourriture pour de nombreuses espèces.


Hétérogénéité des sédiments : La composition des sédiments peut varier considérablement d'une zone à l'autre en fonction, du contexte géologique (teneurs en argiles, en sables, etc.), de la présence ou non d'activités anthropiques, de l'hydrodynamique de la zone, de la hauteur de la colonne d'eau, etc.


Hydrocarbure : composé organique contenant exclusivement des atomes de carbone et d'hydrogène. Sous forme de carbone fossile, ils sont une ressource énergétique essentielle pour l'économie depuis la révolution industrielle, mais aussi source de gaz à effet de serre issus de leur combustion. Ce sont des ressources non renouvelables (à échelle humaine de temps).


Hydrocarbure Aromatique Polycyclique (HAP) : série d'hydrocarbures dont les atomes de carbone sont disposés en anneaux fermés (benzénique) unis les uns aux autres sous forme de groupes (4 à 7 noyaux benzéniques). Ces composés sont générés par la combustion de matières fossiles (notamment par les moteurs diesels) sous forme gazeuse ou particulaire. Le plus étudié est le benzo(a)pyrène.


Hydrocyclone : Appareil qui permet de séparer les particules sur la base de différences de comportements hydrodynamiques dans un écoulement centrifuge. Le liquide riche en particules entre à l'intérieur du cyclone où sous l'effet de la force centrifuge, le liquide et les particules fines (mises en suspension) sortiront du cyclone par le vortex, tandis que les particules grossières seront retenues.






 




  

Immersion: Opération qui consiste à déverser en mer des substances. C’est une des filières de gestion des sédiments de dragage, celle-ci est très réglementée et n’est pas toujours possible, en particulier si les sédiments sont fortement contaminés (> N1).


Incinérateurs industriels (ou centrales thermiques dédiées) : Installations conçues pour la production d’énergie par l’incinération de CSR. L’énergie produite est utilisée dans une unité industrielle à proximité, il est d’ailleurs très fréquent que le propriétaire de l’installation soit également le propriétaire de l’usine utilisant l’énergie produite. Bien que ces installations puissent également être considérées comme des co-incinérateurs du point de vue de la Directive 2000/76/CE, elles sont ici classées comme incinérateurs car elles ne brûlent que des déchets et disposent d’une technologie similaire à celle des incinérateurs d’OMR. (Source : ADEME)


Inertage: Ensemble des techniques utilisées de manière à réduire, voire supprimer l’action d’un contaminant sur l’environnement. Sachant qu’une matière inerte est une matière sans activité ni mouvement propre, donc sans énergie ni réaction. Pour les sédiments il est impossible de parler d’inertage, mais seulement de stabilisation.


Installation d’incinération (ou incinérateur) : Tel que défini dans la Directive 2000/76/CE sur l’incinération des déchets, il s’agit d’une installation réalisant un « traitement thermique de déchets, avec ou sans récupération de la chaleur produite par la combustion ». (Source : ADEME)


Installation de co-incinération (ou co-incinérateur) : Tel que défini dans la Directive 2000/76/CE sur l’incinération des déchets, il s’agit d’une installation « dont l'objectif essentiel est de produire de l'énergie ou des produits matériels et qui utilise des déchets comme combustible habituel, d'appoint, ou dans laquelle les déchets sont soumis à un traitement thermique en vue de leur élimination ». (Source : ADEME)







 












 




  

Kératose : Protubérance de la peau résultant d’un surdéveloppement de la partie la plus superficielle de l’épiderme, la couche cornée, dont le principal constituant est une protéine, la kératine.








 




  

Limites d’Atterberg : Limites de liquidité et de plasticité d’un sol. Elles définissent également l’essai qui permet de définir ces indicateurs. La détermination, soigneusement normalisée, de ces deux variables caractéristiques, est un élément important d'identification qui permet de prévoir certaines propriétés du sol :


- Limite de liquidité (WL) : teneur en eau d’un sol remanié au point de transition entre les états liquide et plastique. La limite de liquidité est déterminée à l’aide de la méthode de Casagrande (Norme NFP94-051) ;


- Limite de liquidité (WP) : teneur en eau d’un sol remanié au point de transition entre l’état plastique et solide. La limite de plasticité est déterminée par la méthode du rouleau (Norme NF P 94 051) ;


- Indice de plasticité (Ip) : domaine situé entre les états de liquidité et de plasticité. Il est déterminé par la différence entre la limite de liquidité et la limite de plasticité : IP=WL-WP.


Limons : Matériaux dont la granulométrie est comprise entre 4-20µm (limons fins) et 20-63µm (limons grossiers).


Lixiviation : Extraction par un solvant (eg. eau/acide/etc.) des constituants solubles présents dans une matrice solide (eg. sol/sédiment/déchets). Les conditions opérationnelles de l'extraction liquide (ie. lixiviation) sont définies par des normes (eg. NF EN 12457-2). La solution récoltée après lixiviation est appelée lixiviat ou plus usuellement éluat.


Lyophilisation : Opération qui consiste à retirer l’eau d’un échantillon solide (glacé par surgélation) par sublimation. L’eau passe directement de l’état solide à l’état gazeux grâce à une évaporation sous vide de la glace sans la faire fondre.









 




  

Macro-déchet : Produit défini par l’accord de Ramoge comme « un déchet issu de l'activité humaine, flottant en surface ou immergé, transporté par les courants marins ou par les fleuves jusqu'au littoral et se déposant sur les plages ». Ces déchets sont en général sortis des circuits traditionnels de gestion des déchets après avoir été abandonnés dans la nature, jetés en mer ou emportés par un coup de vent.


Matière organique : Matière composée d’organismes vivants, de résidus végétaux et animaux. Elle peut se dégrader en matière minérale sous l’action des bactéries et de l’oxydation naturelle.


Mécanisme réversible : Mécanisme dont la chaîne de transformation peut s'opérer en sens inverse. Par ex : l’adsorption et la désorption d’un polluant à la surface d’un minéral. A contrario, l’adsorption est dite irréversible si elle permet de fixer le polluant de façon stable, sans possibilité de relargage.


Mercure : Métal très toxique qui possède une capacité importante à se bioconcentrer dans les organismes. Sa forme la plus toxique et la plus bioaccumulable est le méthylmercure. Le mercure est naturellement présent dans l'environnement mais, à l'échelle planétaire, la moitié de cet élément métallique est d'origine anthropique.


Métagénomique : Procédé méthodologique qui vise à étudier le contenu génétique d’un échantillon issu d’un environnement complexe.


Méthanisation : Processus naturel de dégradation biologique de la matière organique dans un milieu sans oxygène due à l’action de multiples micro-organismes (bactéries). Elle peut avoir lieu naturellement dans certains milieux tels que les marais ou peut être mise en œuvre volontairement dans des unités dédiées grâce à un équipement industriel. (Source : www.developpement-durable.gouv.fr)


Microscopie électronique à balayage (MEB) : Technique de microscopie électronique capable de produire des images de la surface d’un échantillon en haute résolution en utilisant le principe des interactions électrons-matière.


Mobilité : Comportement dynamique d’un polluant qui varie en fonction de sa forme chimique en phase aqueuse et de ses interactions avec les composants solides (phases minérales ou matières organiques) du milieu (ex. sédiment).


Modélisation biogéochimique : Description des réactions biologiques et physico-chimiques sous forme de fonctions mathématiques afin de prédire l’évolution d’un système donné. Par exemple le logiciel de modélisation PHREEQC est un code de calcul géochimique permettant de prédire le comportement des polluants en fonction des conditions physico-chimiques régnant dans le sédiment (calcul de la spéciation des espèces dissoutes dans les eaux interstitielles et de leurs indices de saturation vis-à-vis des principales phases minérales).


Mutagène : Agent qui change le génome (en général l'ADN) d'un organisme.

  

Numéro CAS : Numéro d’enregistrement d’un produit chimique, biologique ou d’un alliage dans la base de donnée Chemical Abstracts Service.


Chaque produit chimique inscrit dans la base reçoit un numéro (plus de 30 millions de composés inscrits). Le but de cette BDD étant de faciliter les recherches des produits chimiques : un même composé pouvant avoir des noms différents, le numéro de CAS sera toujours identique.











 




  

Oxyde de fer : Solide contenant de l’oxygène et du fer. Par exemple, Fe2O3 désigne l’hématite.












 




  

Particules colloïdales : Particules caractérisées par un diamètre très faible (de 1nm à 1μm), chargées négativement ce qui peut engendrer des forces de répulsions entre les particules. Ces caractéristiques confèrent aux colloïdes une vitesse de sédimentation très faible (voire nulle).


PCB : Les PCB (polychlorobiphényles) et les PCT (polychloroterphényles), désignés par l’abréviation « PCB », ont été fabriqués industriellement à partir de 1930. Leur production est arrêtée depuis les années 80. Les PCB sont plus souvent connus sous la dénomination de pyralène, arochlor ou askarel. Leur stabilité chimique et leur ininflammabilité ont conduit à utiliser ces produits principalement comme fluides diélectriques (huile) dans les transformateurs et les condensateurs, mais également dans certains radiateurs ou autres équipements électriques. Les PCB sont des substances très peu biodégradables qui, après rejet dans l’environnement, s’accumulent dans la chaîne alimentaire. Ces composés se retrouvent ainsi dans tous les milieux de l’environnement : air, sol, eau, sédiments, mais aussi après transfert, dans les plantes, les animaux et chez les hommes. Les PCB sont classés en tant que substances probablement cancérigènes pour l’homme. La combustion des PCB peut se traduire par le dégagement de composés à forte toxicité, les « furannes » (PCDF) et « dioxines » (PCDD), qui sont surtout connues pour leurs effets cancérigènes (rèf  www.developpement-durable.gouv.fr).


PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur) : Quantité de chaleur dégagée par la combustion complète d'une unité de combustible, la vapeur d'eau étant supposée non condensée et la chaleur non récupérée. (Source : ADEME)


PEC (Probable Effect Concentration) : Niveau de concentration dans un milieu (eau/sédiment/sol) qui occasionnera un effet néfaste sur une plante ou un animal directement exposé. Lorsque plusieurs compartiments sont examinés, on déterminer chacune des valeurs de PEC correspondantes.


Percolation : Fait pour un fluide de traverser un milieu (un sédiment par exemple) dans lequel existent des vides. Un essai de percolation consistera donc à faire passer (en général seulement sous l'effet de la gravité, donc du haut vers le bas) une solution aqueuse à travers un solide, dans le but de récupérer et d’analyser les percolats et d’identifier et quantifier les éléments solubles entrainés (eg. métaux toxiques). Ex : Après s’être infiltrées dans le sol, les eaux de pluie peuvent percoler jusqu’à atteindre une nappe phréatique, apportant du même coup les éléments solubles du sol.


Pesticide : Substance chimique utilisée en agriculture pour protéger les cultures des organismes considérés comme nuisibles. C'est un terme générique qui rassemble les insecticides, les fongicides, les herbicides, les parasiticides. Leur utilisation, si elle est mal contrôlée, est controversée car elle peut impacter fortement l’environnement. De plus, certains pesticides sont rémanents dans le temps et peuvent avoir des impacts sur de très longues périodes. La décomposition des pesticides est un phénomène peu connu qui peut entrainer l’apparition de nouvelles molécules à fort potentiel écotoxique.


Phénoménologie : Science qui décrit un corps de connaissance reliant de nombreuses observations empiriques entre elles, de façon cohérente avec la théorie fondamentale, mais n’en étant pas issue.


Polluant anionique : Molécule qui porte une ou plusieurs charges électriques négatives (l’arsenic, le molybdène, l’antimoine, le sélénium). A l’inverse un polluant cationique est chargé positivement en milieu aqueux (nickel, zinc, cadmium, etc.).


Pouzzolane : Roche siliceuse produite par des projections volcaniques. Matière silico-alumineuse, naturelle ou artificielle (obtenu par calcination de terres argileuses, de basaltes ou de schistes), susceptible, à la température ordinaire et en présence d'eau, de se combiner à la chaux. Elle sert d'ajout cimentaire.


Précipitation : Formation d’un cristal solide dans un liquide. La précipitation peut également se produire à la surface de minéraux existants. Ex : l’arsenic peut co-précipiter avec des oxydes de fer et de manganèse.


Procédé Novosol® : Mis au point par la société SOLVAY. Il permet de traiter différents types de résidus minéraux contaminés: cendres volantes des incinérateurs d’ordures ménagères, boues industrielles, sédiments pollués, résidus de broyage automobile, etc.


La chaine de traitement du procédé Novosol® comprend deux phases:


- Stabilisation des métaux par phosphatation (ajout d’acide phosphorique): fixation des métaux dans un cristal de phosphate de calcium ;

-  Déshydratation et destruction des composés organiques des matériaux par calcination.


Protocole H14 : protocole d'écotoxicologie pour l'évaluation du caractère dangereux de sédiments destinés à une gestion à terre. D’un point de vue environnemental, la validation d’un protocole d’évaluation de la dangerosité du déchet « sédiment non-immergeable » permet d’identifier les déchets dangereux non valorisables et de limiter l’impact de ces derniers sur l’environnement. D’un point de vue économique, c’est un outil opérationnel d’évaluation rapide et économique permettant d’identifier les nécessités de gestion terrestre de ces sédiments dangereux et non-dangereux.

QN1 : Cet indice a pour seul objectif de proposer un positionnement environnemental permettant de classer un sédiment par rapport à un autre.


QPC : Cet indice est l’analogue du QN1 mais pour le milieu fluvial, il est utilisé par les Voies Navigables de France VNF.

  

Réaction d’oxydo-réduction (ou réaction rédox) : Réaction chimique au cours de laquelle se produit un échange d’électrons. L’espèce chimique qui capte les électrons est appelée « oxydant » ; celle qui les cède, « réducteur ».


Régénération : La régénération est une opération de recyclage. Cette opération est basée sur des procédés de raffinage d’un fluide ou d’un solide, impliquant l’extraction de la fraction polluante ou indésirable contenue dans le déchet. (Source :  ADEME)


Règlementation REACH : Règlement européen (n°1907/2006) entré en vigueur en 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen. D’ici 2018, plus de 30 000 substances chimiques seront connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe disposera ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques. [Source : http://www.developpement-durable.gouv.fr]


Reprotoxique : Toxique pour la reproduction (stérilité).

Règlementation REACH : Règlement européen (n°1907/2006) entré en vigueur en 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen. D’ici 2018, plus de 30 000 substances chimiques seront connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe disposera ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques. [Source : http://www.developpement-durable.gouv.fr]



  

Sédiment : Milieu complexe et hétérogène constitué d’eau (jusqu’à 80%), de matériaux inorganiques et organiques et de composés d’origines anthropiques (Power et Chapman, 1992). Ainsi, on retrouve principalement dans les sédiments :

- des éléments chimiques qualifiés de majeurs (Si, Al, K, Ca, Fe, Mg, etc.) et dont les teneurs sont notamment liées à la nature géochimique du sédiment (détritique, roche mère, etc.)

- des nutriments (carbone organique, sulfate, azote, phosphore, etc.)

- des éléments métalliques présents, naturellement ou non, à l’état de traces (Cr, Cu, Hg, Ni, Pb, Zn, etc.) ainsi que des contaminants organiques (HAP, PCB, composés phytosanitaires, etc.).


Sédimentothèque : Site de conservation des échantillons de sédiments, selon des procédures adaptées, destinée à l'obtention de données ultérieures complémentaires qui pourraient s’avérer utiles.


Seuils de toxicité (écotoxicité) CE 50 : Concentration efficace 50 % : Concentration d’un polluant qui cause un effet toxique donné chez 50 % des individus exposés après un temps d’exposition normalisé, par exemple 24h. CL50 : Concentration létale 50 % : concentration d’un polluant toxique provoquant 50 % de mortalité dans une population exposée à ce dernier.


Siccité : Paramètre d’évaluation de la consistance des boues. Elle est désignée par S et est donnée en %. La siccité est le rapport de la masse sèche et de la masse humide du matériau. Ainsi une boue avec une siccité de 10 % présente une humidité de 90 %.


Solution ionique : Solution constituée, comme son nom l'indique, par de l'eau et des ions (ie. des espèces chargées électriquement (positivement ou négativement)). La présence de ces ions rend la solution conductrice.


Sortie du statut de déchet : « Un déchet cesse d'être un déchet après avoir été traité dans une installation visée à l'article L. 214-1 soumise à autorisation ou à déclaration ou dans une installation visée à l'article L. 511-1 soumise à autorisation, à enregistrement ou à déclaration et avoir subi une opération de valorisation, notamment de recyclage ou de préparation en vue de la réutilisation, s'il répond à des critères remplissant l'ensemble des conditions suivantes :



(Source : Article L 541-4-3 du Code de l'Environnement)


Sparging (traitement d’un sol) : Introduire de l’air sous pression dans le(s) puits d’injection du dispositif, afin de déplacer les polluants ou pour stimuler des processus de biodégradation. En parallèle, un ou plusieurs puits d’aspiration collectent les vapeurs qui ont migrées vers la zone non saturée. Le traitement de l‘air extrait peut éventuellement être assuré en surface. [Source : www.developpement-durable.gouv.fr]


Spéciation : Différentes formes chimiques sous lesquelles existe un contaminant (ex. ETM). La forme chimique (ie. réduite, oxydée, complexée, etc.) du contaminant influe fortement sur sa toxicité et sur sa mobilité et il est donc primordial de la déterminer.


Spectrométrie gamma : Technique qui permet d’identifier et de quantifier les éléments radioactifs (émetteurs gamma) présents dans un échantillon. Son principe repose sur le comptage des photons gamma émis par les atomes radioactifs instables consécutivement à leurs désintégrations. L'analyse d'un échantillon par spectrométrie gamma donne naissance à un spectre : histogramme du nombre de photons détectés en fonction de leur énergie. Le spectre est caractérisé par la présence de plusieurs pics. Chaque pic correspond à un rayonnement gamma issu de la désexcitation des noyaux instables (ou atome radioactif) présents dans l'échantillon. Par la position des pics sur le spectre (ou énergie des photons) et par la surface de ces pics (ou nombre d'impulsions), on détermine les radioéléments présents dans l'échantillon analysé ainsi que leurs teneurs.


Spectromètre de masse couplé à plasma inductif (ICP-MS: Appareil qui permet l’analyse chimique multi-élémentaire d’échantillons liquides. La technique repose sur la séparation, l’identification et la quantification des éléments constitutifs d’un échantillon en fonction de leur masse.


Stabilisation chimique : Opération consistant à piéger les polluants afin de réduire leur mobilité. Elle désigne l’ensemble des techniques qui consistent par action directe sur le sédiment (par ajout de réactifs) à réduire le risque de dissémination d’éléments polluants dans le milieu naturel de manière stable.


Stock Tampon : Stock de sédiments non contaminés qui peut servir à amortir l’effet d’un stock de sédiments contaminés en les mélangeant. Un tel mélange permet de diminuer la concentration globale en polluants afin de diminuer les éventuels impacts. Toutefois les effets réels sont peu connus actuellement.


Stripping (traitement d’un sol) : Méthode de traitement physique sur site des eaux souterraines qui consiste, après pompage, à faire passer les polluants de l’eau en phase vapeur pour ensuite traiter les gaz extraits. Cette technique est adaptée au traitement des polluants organiques volatils. (Source : www.developpement-durable.gouv.fr]


Sublétal : Se dit d’une dose de toxine situé proche de la dose pouvant entrainer la mort. Les effets produits sur les organismes peuvent être divers : modification de l’équilibre d’une population, baisse de la natalité, troubles comportementaux, métabolisme déréglé…


Sulfate SO42- : L'origine de la plupart des composés sulfates est l'oxydation des minerais de sulfites, la présence de gypse, ou de déchets industriels. Le dioxyde de soufre (SO2) atmosphérique, formé par la combustion des carburants fossiles et les procédés métallurgiques, peut aussi contribuer à la teneur en sulfates des eaux de surface. Le sulfate est un des composés dissous les plus abondants dans l'eau de mer (le 3ème derrière les chlorures et les ions sodium). Le sulfate peut être attaqué par une bactérie qui le réduit en sulfure d'hydrogène (H2S).


Sulfure : Composé chimique où le soufre, sous sa forme réduite S2-, est combiné avec un autre élément chimique.

  

Tamisage : Opération qui consiste à déterminer le pourcentage des grains d’un diamètre précis contenus dans un échantillon, au moyen d’une série de tamis. L’essai de tamisage permet d’obtenir une courbe granulométrique du matériau étudié. Le test de tamisage est déterminé selon la norme NF P 94 -040.


Taux de lixiviation : Pourcentage de polluant libéré dans l’eau par rapport à la concentration totale mesurée dans le sédiment.


Teneur en Eau : Paramètre qui définit l’état hydrique d’un matériau. Elle est désignée par W et est exprimée en %. La mesure de la teneur en eau est déterminée par la norme NF P 94-050. C’est la différence entre la masse humide du matériau et sa masse sèche obtenue par chauffage à 105°C jusqu’à poids constant.


Teneur en Matière Organique : Le pourcentage de matière organique totale est obtenu après calcination dans un four porté à 450°C pendant 5 heures. La perte de masse observée est attribuée à la matière organique. Le poids de matière organique est obtenu par différence entre le poids total et le poids de cendres. La méthode est décrite dans la norme XP P 94-047.


Toxicité chronique : Désigne un effet nocif résultant de l’exposition prolongée (ou répétée) à une substance toxique. Les effets néfastes n’apparaissant que quelques mois, quelques années, voire dizaines d’années plus tard. Test de toxicité chronique : réalisé sur une durée relativement longue par rapport au temps de génération de l’organisme. Test de toxicité aigue : réalisé sur une durée très courte par rapport au temps de génération de l’organisme.


Traitement biologique : Les traitements biologiques des déchets font intervenir l’activité d’une faune de micro-organismes pour changer la forme d’un déchet ou en extraire certains composants. Ils s’appliquent de manière principale aux déchets comprenant une proportion importante de matières organiques permettant le développement des micro-organismes actifs, par exemple :


(Source : www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/)


Traitements physico-chimiques : Traitements utilisant des réactions chimiques ou des procédés physiques de séparation pour la transformation des déchets. Le choix des procédés de traitement doit être adapté aux caractéristiques et au contenu du déchet. Les principaux paramètres de choix sont :


(Source : www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/)


Tributylétain (TBT), Dibutylétain (DBT), Monobutylétain (MBT) : Composés organostanniques. Ces substances ont été très largement utilisées comme biocides dans les peintures « antifouling » pour empêcher la fixation d’organismes indésirables (bactéries, algues unicellulaires, algues vertes, vers marins, etc.) sur la coque des navires et des matériels immergés. En France, l’utilisation du TBT est interdite depuis 2003 sur les bateaux <25m, et depuis 2008 pour ceux >30m (Cassi et al., 2008).





  

Valorisation : Toute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en substitution à d’autres substances, matières ou produits qui auraient été utilisés à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, y compris par le producteur de déchets. Sont englobés les opérations de recyclage, fabrication de CSR, le remblaiement et la valorisation énergétique. (Source : article L541-1-1 du Code de l'Environnement)


Venting (traitement d’un sol) : Méthode de traitement des sols pollués qui se caractérise par l’extraction de l’air du sol. Adaptée au traitement des terres polluées par des contaminants volatils comme le benzène ou les hydrocarbures, cette méthode s’applique exclusivement à la zone insaturée du sol. (Source : www.developpement-durable.gouv.fr)


 




  

Zéolithes : Silicate hydraté naturel d'aluminium et de calcium (composition chimique proche de celle des argiles) dont le réseau cristallin possède des cavités importantes dans lesquelles se logent de nombreuses molécules d'eau.






  

μ-XAS : technique spectroscopique d’absorption des rayons X. Elle permet de déterminer la structure d’un matériau et possède l’avantage d’être sélective quant à l’espèce chimique observée.





  

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